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Dans son discours, Nicolas Sarkozy a proposé une série de mesures pour combattre l'insécurité, comme l'autorisation de la fouille des cartables par les équipes de direction des établissements scolaires, ou le renforcement des équipes de sécurité en Seine-Saint-Denis. L'action de l'Etat doit "s'organiser autour de quelques objectifs essentiels : la lutte contre les bandes et les violences urbaines, la lutte contre les trafics de drogues et d'armes, la lutte contre la violence à l'école", a résumé le chef de l'Etat.
"Ces propositions n'ont ni queue ni tête" et elles ont "mauvais goût", a déclaré pour sa part Daniel Cohn-Bendit, tête de liste Europe Ecologie, à l'issue d'une croisière-débat sur l'Europe avec des étudiants. Dans la campagne UMP pour le scrutin du 7 juin, "il y deux chiffons rouges : la Turquie et la délinquance. Et on veut faire des voix avec ça, c'est le degré zéro de la politique", a-t-il dénoncé.
"A dix jours des élections européennes le pouvoir" cherche à "instrumentaliser les enjeux de sécurité à des fins électoralistes", attaque Georges Sarre, le secrétaire national du Mouvement républicain et citoyen. Mais il tient à saluer certaines des propositions de Nicolas Sarkozy: "A la démagogie de la droite, la gauche ne doit pas opposer sa propre tentation démagogique." Le projet de loi de sécurité intérieure "contient une majorité de mesures que la gauche aurait pu proposer, et même que nous réclamions".
Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a rapidement pris la défense du président. "Face à l'introduction des armes à l'école et les bandes qui font régner la violence, le PS choisit résolument la politique de l'autruche là où la majorité présidentielle a choisi résolument l'action", estime le député. "Critiquer par principe les solutions proposées par le président de la République et le gouvernement sur ces sujets qui concernent les Français les plus fragiles, c'est une attitude antirépublicaine." De son côté, Xavier Darcos, le ministre de l'éducation nationale, s'est montré satisfait du discours de Nicolas Sarkozy. Un texte législatif donnant habilitation aux responsables d'établissements scolaires pour la fouille des cartables sera prêt "dans les premiers jours de juillet" a-t-il affirmé.
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